Jeudi 2 juin 2016
C'est comme un rêve qui s'efface


I-

         

Titre 2

C'est comme un rêve qui s'efface. Il n'en subsiste au réveil que quelques images colorées, dont les liens disparaissent. Plus le temps passe, plus il m'est difficile de les réunir.

Tous les matins, je regarde la lumière filtrer à travers les volets de la porte fenêtre de ma chambre et j'aime ce pan de lumière sur le balcon avec une petite table ronde et une chaise. Là bas, j'ai compté les jours qui me séparaient du retour et ici, les images sont si fortes que je ne me sens pas ici mais toujours dans cette chambre, dans cette maison, dans cette ville. Quand je ferme les yeux, je vois si nettement le pan de lumière découpé par le volet de la chambre, entr'ouvert sur le balcon, avec sa table ronde et sa chaise, d'où j'entends les bruits du parc et de la rue. Je vide ma mémoire pleine pour que le souvenir puisse s'estomper, pour m'en libérer.  Quand j'aurai tout écrit, je pourrai oublier. Je ne sais pas pourquoi ce sentiment nostalgique est si fort. Peut être parce que je sais que je ne reviendrai pas, que je ne dois pas revenir. Jamais je ne me suis sentie en sécurité et pourtant il n'y avait pas de peur. Peut être de vivre des choses dangereuses rend elle la vie plus intense, tout le reste est plus fade ensuite. Je ne sais pas. Ici il y a la peur.

 
   
 
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